Contre la pudibonderie...

Publié le par Miky

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ti'hamo 21/10/2009 08:17


...si vous vous estimez le droit de donner votre opinion sur une question de société, alors j'ai également celui de donner mon opinion sur votre texte et de le déclarer, à mon sens, inepte. Non ?
:-)
Et il n'y a pas besoin, pour cela, de citer des faits ou des sources : le fait que je juge, c'est ce texte, et n'importe qui peut le lire, donc vérifier ou infirmer ce que j'en dis.


Je persiste : une personne veut à la fois se parer de respectabilité et à la fois se justifier de pratiques et de hobbies qui n'appellent pas vraiment cette respectabilité (le beurre et l'argent du
beurre, en quelque sorte), et expose dans un lon texte fastidieux (et pompeux) les circonvolutions et les détours de discours dont il doit user pour y parvenir
C'est classique et la conclusion c'est que :
. c'est totalement indigeste.
. ça ne fait que rendre ledit auteur et ses pratiques un peu plus suspectes.

Le but recherché n'est donc pas atteint du tout, mais le but inverse assez bien, oui.



Pour le fond, sinon :
. l'"explication" selon laquelle la lutte contre les photos à caractère pédophile sont en fait une réaction de défense d'adultes aigris contre la beauté subversive des corps jeunes,
relève du fantasme.
("le corps jeune qui n'a pas encore subi l'outrage des ans ridiculise celui de l'adulte qui doit sa survie aux progrès de la médecine. Ce corps jeune hautement subversif n'est tolérable que
picturalement castré.")
   Ne serait-ce pas là l'auteur qui imagine ses propres fantasmes partagés par tous ? Car finalement, ne décrit-il pas là SON attitude à lui devant de telles images, SA propre
fascination, dont il imagine ensuite qu'elle entrainerait l'émerveillement chez lui et l'agacement ou la peur chez d'autres ?
   À aucun moment il n'envisage qu'en fait les autres personnes ne voient pas du tout les choses comme lui et puissent avoir de toute autres raisons d'agir contre son passe-temps.

. parler de "castration sociale" et accuser tous les gens méchants qui ne pensent pas comme soi et empêchent de se livrer à son passe-temps favori, relève également du fantasme. "je n'aime pas ces
gens, je les traite de castrés" : oui, soit, mais enfin ça ne va pas très loin. Accusation et expressions qui n'ont pas vraiment de sens.
Sinon celui d'essayer de dénigrer ceux qui ne pensent pas comme soi, en essayant de leur inventer des névroses, tout ça parce qu'on a du mal avec les siennes...

. Faire référence à des faits sans forcément de rapport avec le sujet, mais marquants, pour les rapporter à son propre cas et se donner le rôle de victime : "oui, l'inquisition... le maccartisme...
les chasses aux sorcières... Outreau... les mollahs" : non pas que l'auteur soit persécuté, personnellement pourchassé (il aimerait le laisser entendre : autre obsession ?), torturé...
...mais il aimerait tout de même créer cette impression pour se faire plaindre et se donner artificiellement un statut de victime.

Attitude, en fait, légèrement immature. ("han si j'ai pas le droit de faire ce que je veux, alors c'est comme l'inquisition, hein ?" : réaction typique de nos crises d'adolescence...)



Donc, non, effectivement, je confirme :
Je peux difficilement prendre au sérieux et accorder la moindre valeur à un texte qui ne fait état que de fantasmes, de plaintes quelque peu immatures, et d'un esprit tout adolescent.
(et, effectivement, ma critique ne commence pas par "un texte intéressant qui pose de vraies questions, mais je ne suis pas forcément d'accord", ce qui explique assez bien pouruqoi cela ne vous
sied point.)


Valerio 20/10/2009 20:16


bonjour,

c gentil de me référencer! g trouvé votre site par Google.


au commentateur ti'hamo

j'avais commencé par me dire "chouette, enfin qqn qui va critiquer le texte et apporter des idées". Hélas, vous êtes stérile. Vos reproches sont au mieux vagues, au pire vindicatifs et vraiment pas
futés.

Prenons l'exemple de celui sur le nom de Freud, qui revient à plusieurs reprises et semble vous obséder. Je ne sais si c le seul que vous connaissiez mais ce n'est pas mon cas, ayant lu de très
nombreux auteurs, de Adler à Kernberg. Si je cite Freud, c au moins pour 2 raisons: d'abord justement parce qu'il est le plus connu et que je n'ai pas trop besoin de faire un cours sur sa théorie;
ensuite parce qu'il a étudié bcp l'hystérie, qui est la réaction la plus caractéristique à ce que je critique.

Ensuite vous dites: "il n'y a comme "arguments" concerts dans ce texte que des mythes, de légendes urbaines, ou des faits qui pourraient en être mais sans avoir rien permettant de bien faire la
part des choses entre faits réels précis, fait réel exagéré, et invention de toute pièce". Eh bien je vous retourne la question: donnez-en des exemples concrets!

Maintenant, je vais donner des exemples concrets de ce qui me semble inepte dans votre propos. Par exemple, cette idée fort bizarre: "- c'st quand-même un peu un texte qui va à fond dans le sens de
ceux qui assimilent homosexualité et tendances pédophiles, soit dit en passant. faire gaffe aux liens qu'on publie, hein." je ne comprends pas trop le sous-entendu. Mais j'apprécie le côté
oxymorique de "un peu un texte qui va à fond".

Là vous étiez simplement hostile et irréfléchi. Vous êtes aussi capable d'employer des arguments purement rhétoriques, et faux. Au début, par exemple où "l'auteur se coule lui-même et n'en a même
pas conscience". Je ne vois vraiment pas en quoi, le cas échéant, le fait d'avoir "névroses et perversions ou petits problèmes avec la sexualité" invaliderait le propos. Serait-ce un argument ad
hominem? En me relisant, je me dis que vous amalgamez grossièrement.

A d'autres endroits, vous vous croyez malin et étalez en fait votre incapacité logique. je vous accorde que "l'auteur réprouve les façons de faire des moralistes" mais je ne vois pas en quoi ce
serait contradictoire avec le fait "d'expliquer ce qu'il pense, lui, ce qu'on devrait faire ou ne pas faire", dans la mesure justement où cela s'applique à autre chose. Apparemment , vous confondez
"je ne veux pas qu'on oblige" avec "je veux qu'on oblige à ne pas". Et vous mettez sur le même plan le droit d'interdire P et le droit de faire P.

Allez, une dernière chance! Vous nous dites que "le principe même du texte est incohérent : l'auteur essaye de nous dire que, la morale, c'est mal, et que faire de la morale c'est mal tout en
partant de présupposés moraux: la pédophilie c'est mal, l'injustice c'est mal". Vous maîtrisez tellement mal ces concepts que vous ne voyez m^mee pas que 4 mots suffisaient: "la morale, c'est mal"
est tout autant incohérent, du moins avec les définitions usuelles de 'morale' et 'mal'.

Mais je ne dis même pas que "la pédophilie c'est mal"! Là, c vous qui le présupposez. Vous êtes tellement imbu de jugements de valeur que vous en attribuez aux autres alors que le texte reste le
plus neutre possible. Quant à "l'injustice c'est mal", il faudrait préciser votre pensée (enfin...) car une excellente raison de le présupposer serait que dans les acceptions usuelles, c
tautologique.

Bon, j'arrête là... Sans vouloir vous décourager, vous feriez mieux d'étudier pendant de longues année avant de donner votre avis sur de tels sujets.

Le texte ne prétend évidemment pas à l'exhaustivité. Il est déjà long, mais bcp trop court si on voulait vraiment préciser les choses, d'où peut-être des points qui semblent exagérés par manque de
place pour expliquer les nuances. g mis qq liens mais je n'ai évidemment pas fait de recherche systématique.


ti'hamo 06/08/2009 09:47

Ô combien intéressant.. :-)- l'auteur se coule lui-même et n'en a même pas conscience(hehe, oui, il expose l'idée qu'une éducation trop stricte entraîne névroses et perversions, puis il affirme avoir eu des problèmes avec une éducation trop stricte, puis il expose ses propres petits problèmes avec la sexualité... :-D- il n'y a comme "arguments" concerts dans ce texte que des mythes, de légendes urbaines, ou des faits qui pourraient en être mais sans avoir rien permettant de bien faire la part des choses entre faits réels précis, fait réel exagéré, et invention de toute pièce (donc exactement le même problème, toute proportions gardées, que dans les affaires type "Outreau"...  que l'auteur pourtant dénonce !).Ah, et des références uniquement à Freud. Ce qui est un peu moyen pour se donner un air sérieux quand on discute de psychopathologie.(Freud, auteur le plus cité dans la philosophie de comptoir, tout de même... et même en fait bizarrement toujours le seul)- le principe même du texte est incohérent : l'auteur essaye de nous dire que, la morale, c'est mal, et que faire de la morale c'est mal......tout en partant de présupposés moraux : la pédophilie c'est mal, l'injustice c'est mal, etc..- de même, l'auteur réprouve les façons de faire des moralistes qui voudraient dire à chacun ce qu'il doit faire ou ne pas faire et la façon dont il doit agir...  ...mais dans un texte qu'il écrit pour expliquer ce qu'il pense, lui, ce qu'on devrait faire ou ne pas faire et ce qui devrait être autorisé ou interdit.  :-D- c'st quand-même un peu un texte qui va à fond dans le sens de ceux qui assimilent homosexualité et tendances pédophiles, soit dit en passant. faire gaffe aux liens qu'on publie, hein.(note : un texe long et laborieux blindé de pseudo-références, toutes à freud comme par hasard (l'auteur-dont-on-fait-ce-qu'on-veut par excellenece), essayant laborieusement de justifier une pratique de l'auteur qui visiblement lui pose problème mais qu'en même temps il essaye de minimiser et dont il essaye de se justifier sans qu'on lui ait rien demandé...   j'ai tendance à me méfier, bizarrement...   et d'ailleurs en général ça a tendance à démontrer, justement, le contraire de ce qu'essaye d'expliquer l'auteur... :-)Bon, ben merci pour ce lien qui, j'en ai peur, va bien à l'encontre de ce que tu essayes d'habitude de nous expliquer...  et avec du concret, là. Un cas clinique concret contre ta thèse, c'est honnête de nous en faire part, mais ça va être difficile pour toi, maintenant...