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Samedi 25 novembre 2006
En réponse, notamment, à une très ancienne demande de Matthieu, je vous livre enfin (sous un titre volontairement mais gentiment un tantinet provocateur), quelques éléments un peu plus autobiographiques, relativement à ma perte de la Foi, qui fut à une époque l'acquisition d'une Foi nouvelle, négative. De même que certains font parfois, dit-on, l'expérience de la présence de Dieu, je fis en quelque sorte, pour ma part, l'expérience de son absence. Comme toutes les expériences subjectives, elle vaut ce qu'elle vaut, c'est-à-dire pas grand'chose, mais elle fut le déclencheur d'une reconceptualisation de l'ensemble du réel d'où Dieu était exclu. Avec du recul, je prend conscience de la relativité intrinsèque de toute vision métaphysique du monde, et me suis sagement installé dans un agnosticisme teinté de panthéisme, d'humanisme et de rationalisme. Je reste cependant athée, mais en un sens étroit du terme : Je ne crois pas en un être absolu et anthropomorphique, doué de volonté propre, cause efficiente du monde, et qui interagirait avec lui par des miracles et des prières. Si un tel être existait toutefois, je considère comme définitivement exclu qu'il puisse être à la fois tout-puissant, omniscient et infiniment bon.

Je suis né en 1978 d'une mère protestante croyante et moyennement pratiquante, et d'un père catholique croyant mais peu pratiquant, ayant néanmoins fait le catéchisme, la communion, etc. A son mariage, il s'est converti au protestantisme dont il appréciait l'ouverture d'esprit et la simplicité. Ses idées religieuses, toutefois, ne sont pas très conventionnelles. Il se qualifie lui-même de "libre-penseur chrétien", ce qui devrait résumer à peu près ses positions.

Tout petit j'ai donc été immergé dans cette ambiance religieuse riche et assez contrastée : ma mère a toujours eu des idées plus traditionnelles en matière de morale, tandis que mon père est plus humaniste.

Période protestant traditionnaliste (vers 10-14 ans) :

Vers mes 10 ans, j'ai commencé le catéchisme protestant et à 14 ans j'ai fait ma confirmation. Je garde un bon souvenir de cette période sur un plan religieux. J'embrassais alors pleinement la Foi de ma mère. Je pense que l'on peut dire que j'étais véritablement un "pieux protestant". Ma mère me le disait parfois et m'en complimentait. J'étais limite intransigeant parfois. Me refusant par exemple à sortir avec les filles car je considérais que c'était une faiblesse, du conformisme, de la nian-nianterie, que c'était sale, malsain, inconvenant, immoral.

Période protestant libéral (vers 14-17 ans) :

Pendant au moins 3 ou 4 ans encore, j'ai continué d'être un vrai protestant très croyant. Je cherchais même des arguments pour convaincre mes petits camarades peu ou pas croyants que Dieu existait et qu'il y avait une vie après la mort. Je me suis cependant assoupli au niveau de la morale et de la Foi. J'acceptais (avec quelques hésitations) mon attirance pour les filles, et j'admettais que le protestantisme n'était peut-être pas le détenteur de la Vérité Vraie avec un grand V. Je m'ouvris à d'autres façons de penser : catholicisme, évangélisme, mormonisme, athéisme, spiritisme (la théorie, pas la pratique), etc. J'ai eu la chance d'avoir autour de moi des gens de toutes ces religions ou philosophies ou de lire des ouvrages en parlant. A cette période, j'étais en pleine effervescence spirituelle. Je voulais découvrir et connaître les diverses religions, pour m'enrichir spirituellement. Je voulais les comparer entre elles et en évaluer la pertinence avec mon esprit critique naissant.

Période déiste (vers 17-20 ans) :

Puis ce fut l'époque des doutes. De "ma religion n'est pas la seule vraie" je suis passé à "y en a-t-il une seule qui est vraie ?". Je me suis mis à relativiser le fait religieux. S'il y avait qqch de vrai dans toutes les religions, ce devait être ce qui est commun à toutes : le "divin" et l'immortalité de l'âme. Il devait y avoir moyen de retrouver cela en se basant exclusivement sur la raison et l'expérience. Je suis devenu déiste. Le doute s'installa plus fortement suite à une accumulation répétée de "râteaux" avec des filles qui me plaisaient. Je priais Dieu pour que telle ou telle fille soit sensible à mon charme et accepte - non pas de m'aimer car on ne peut forcer l'amour - mais au moins de sortir avec moi pour qu'elle se rende compte du gars bien que je pensais être derrière ma carapace de timidité et de désespoir. Mes prières ne furent malheureusement pas entendue. Je me mis à sombrer dans un désespoir profond. Qui plus est, mes études (biologie) m'angoissaient énormément, car elles paraissaient réduire les plus hautes sphères de la spiritualité, de la liberté et de l'amour humain à un mécanisme physico-chimique déterministe. En même temps, elles commençaient à me faire ouvrir les yeux d'une autre  manière sur la religion : et si tout cela n'était qu'une vaste fumisterie ? si tous les soi-disants mystiques n'étaient que des victimes de troubles mentaux ? Ma Foi ne tenait plus qu'à un fil. Je priais Dieu pour qu'il me l'affermisse, qu'il m'apporte une preuve de son existence et de son amour, mais c'était le silence total... En même temps, je pris conscience de la souffrance du monde, d'autrui, de la maladie, du chomage, de la vieillesse, de la mort... Tout cela était une preuve accablante que j'avais eu tort jusque là. Il me fallait désormais une preuve absolue, que même les plus radicaux des sceptiques n'auraient pu révoquer en doute. Je me mis alors à rechercher, tel Descartes, un fondement absolu en moi-même, quelque chose d'indubitable, sur lequel j'aurais pu fonder nécessairement ma Foi. Mes efforts furent vains.

Perte de la Foi (vers 20-21 ans)  :

Alors, vers 20-21 ans, dans un utlime élan de rage, je décidai de lancer un ultimatum au "Bon Dieu". Il y avait à cette époque une jeune fille qui me fascinait. Je m'apprétais à tenter une approche. Je me suis dit, et ai dit à "Dieu" : "Si tu existes et que tu m'aimes, fais en sorte qu'elle accepte de sortir avec moi, sinon je renierai ma Foi." Cela peut paraître sacrilège, mais il faut comprendre dans quel état de désespoir psychologique j'étais. Je venais en plus de rater de peu mes examens de juin de licence, et j'étais en pleine remise en question au sujet de mon orientation première. Dieu n'a pas eu la miséricorde de soutenir son enfant. Je l'ai donc rayé de ma vie. Je n'ai pas tout de suite nié catégoriquement son existence. J'ai d'abord considéré qu'il y avait sans doute, puis seulement peut-être, une certaine forme de puissance supérieure, mais froide et indifférente, voire maléfique.

Période athée militant (vers 21-25 ans) :

Ensuite, en poursuivant mes études (finalement, je me suis orienté ensuite vers les sciences cognitives), mon esprit critique s'est davantage aiguisé. J'ai également fait connaissance du mouvement sceptique et zététique, de divers organismes de libre-penseurs, d'athées, d'humanistes, d'agnostiques. J'avais trouvé tout cela d'abord assez intriguant et inquiétant, mais finalement, je suis devenu "plus royaliste que le roi" comme on dit, cherchant à "ouvrir les yeux" des croyants en démontant rationnellement leurs croyances. Je suis devenu très anti-clérical et anti-religions. Pour moi, Dieu n'était que le Père Noël des adultes, et la religion, l'opium du peuple.

Période agnostique "mystique" (depuis mes 25 ans jusqu'à aujourd'hui)  :

Puis je me suis calmé. Le fait de me lancer dans un doctorat en philosophie et de rencontrer ma copine y fût pour quelque chose je pense. J'étais plus serein, alors que je revenais des bas-fonds. Et le développement poursuivi de mon esprit critique eu paradoxalement pour effet de me faire considérer avec plus de réserve certaines de mes anciennes critiques contre la religion. Je me rendis compte aussi que la croyance était quelque chose qui aidait certaines personnes, et que casser gratuitement leurs croyances sans proposer autre chose à la place n'était pas une attitude très morale. Enfin, je découvris avec plaisir l'existence de chrétiens humanistes, libéraux, ni opposés à la contraception, ni opposés au mariage des prêtres ou à l'ordination de femmes, ouverts à la laïcité, à la libre-pensée, au doute, etc., ne voyant pas forcément la main du diable dans tout ce qui sort de la norme en matière notamment de sexualité.
publié dans : Un peu plus sur l'auteur de ce blog par Miky
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Commentaires

Merci Miky pour ce très beau témoignage.


Je rends grâce à Dieu de n'avoir pas exaucé tes prières de demande au sujet des filles pour lesquelles tu éprouvais de l'attirance, et de t'avoir ainsi préservé pour ta fiancée.

commentaire n° : 1 posté par : Matthieu (site web) le: 25/11/2006 15:23:51
Et s'il m'avait exaucé, je parie que tu en aurais rendu grâce à Dieu également... En fait j'ai souvent l'impression qu'avec les catholiques c'est pile Dieu gagne, face Dieu ne perd pas...

On peut voir les choses autrement : si Dieu m'avait exaucé, je serais peut-être resté croyant, j'aurais peut-être rencontré quand même ma fiancée, et on n'aurait pas eu à gérer des divergences religieuses si importantes...

De toute façon, objectivement, qu'est-ce qui te permet de dire que ma fiancée est la femme que je devais choisir et que je n'aurais pas pu en choisir une autre ? Actuellement, je ne pourrais pas me séparer, mais avant que je la rencontre, tout aurait pu être différent et que je sois tout aussi heureux.
commentaire n° : 2 posté par : Miky (site web) le: 25/11/2006 15:49:41
En tout cas, c'est quand même une belle invitation à ne pas prêcher un Dieu père noël...
Ceci dit une conversion c'est un retournement, donc à mon avis il vaudrait mieux parler de conversion que de "dé-conversion"
commentaire n° : 3 posté par : Eric George (site web) le: 25/11/2006 15:56:20

Suite a nos discussions un peu mouvementées, je connaissais déjà plus ou moins cette autobiographie... Que dire de plus ? Il n'y a pas encore eu de "période catholique" ! Paradoxalement, ça me rassure... Je peux encore être optimiste pour l'avenir... :)


Je ne vois pas pourquoi tu opposes "traditionnelles" à "humaniste". Faut-il être ultra-libéral pour être humaniste alors ? Si oui, j'ai quelques soucis à me faire alors... Vivant ma foi catholique tout les jours, je me considère aussi très humaniste... et je dirai même que le catholicisme aujourd'hui est la religion la plus "humaniste"...


Ce qui me fait plaisir en te lisant, c'est de voir - enfin ! - une personne qui cherche un sens, qui cherche la Vérité dans sa vie... Comme tu le sais, pour moi aussi, la Vérité est extrêmement précieuse à mes yeux et c'est pour cela que je t'encourage à chercher encore...


Dés le début, tu disais : "j'ai fais l'expérience de son absence". En quoi cela prouve-t-il qu'il était REELEMENT absent ? N'étais-il pas au contraire très proche de toi ? C'est souvent lorsque l'on trouve Dieu absent qu'il est souvent au plus près de nous... A titre d'exemple, je peux te citer Mère Térésa qui, pendant de longues années à aider les pauvres du monde, se sentait complétement athée. De même pour d'autres saints comme Sainte Thérèse de l'enfant Jésus, Edith Stein qui ont eu des périodes "obscures" dans leur vie...


Cela devrait t'encourager à réflechir sur le vrais sens de Dieu...

commentaire n° : 4 posté par : Yves (site web) le: 25/11/2006 17:36:49

Cher Miky,


Sur la question des prières inexaucées, je me permets de te renvoyer à cet article :


http://totus-tuus.over-blog.com/article-1948574.html


... et au débat que nous avons eu sur "l'efficacité de la prière intercessoire" :


http://totus-tuus.over-blog.com/article-3752406-6.html#anchorComment

commentaire n° : 5 posté par : Matthieu (site web) le: 26/11/2006 13:02:55

Tu devrais alle te promener de temps en temps sur Lsd (Libresansdieu.com)...


Christophe Moreau


http://pensamiento.over-blog.com/

commentaire n° : 6 posté par : Christophe Moreau (site web) le: 17/12/2006 09:58:15
J'y vais de temps en temps...
commentaire n° : 7 posté par : Miky (site web) le: 17/12/2006 14:26:56

Croyances – psychose.

 



Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique.

 




 



Après les primates, il y a eu des hommes dont certains souffrent d'une maladie nommée «schizophrénie»; lesquels dans leurs perceptions hallucinatoires croient entendre le Divin - et voient ses envoyés - leur donnant des ordres. Ils sont alors en certitude d’être désignés pour une mission divine.

 




 



D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés «prophètes» avec leurs écrits indiscutables.

 



De nos jours, ceux qui entendent des voix et qui ont la certitude que Dieu leur parle ; nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde (schizophrénie) sont traités en psychiatrie.

 




 



La psychose hallucinatoire, cette « maladie universelle » que l’on vous a appris à ne pas comprendre.

 



Ce qui est inscrit sur la notice pharmaceutique d’un antipsychotique de dernière génération : «... est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées...».

 




 



Cette relation vous semble inadmissible, alors je vous mets au défi de citer une seule autre manifestation qui soit à la fois l’œuvre présumée de l’Au-delà et également les symptômes d’une maladie.

 




 



Il est temps de ne plus vénérer cette maladie extrémiste.

 



Que diriez-vous si cette vénération se faisait pour le cancer, le sida...

 




 



Un père en prise avec cette « maladie de la croyance ».

 



Maurice Champion - http://monsite.orange.fr/champion20

 




 



(La réalité offre ses possibilités, l’irréalité affirme ses incertitudes).

 


commentaire n° : 8 posté par : Champion maurice (site web) le: 19/01/2007 20:51:45

Bonjour Maurice,


Il est vrai que je me fixe pour idéal de ne censurer aucun message. Mais si vous pouviez éviter de poster plusieurs fois le même message mal à propos (pour ne pas dire "spam"...) à différents endroits du même blog, cela serait cool... Sinon, vous me verrez obligé de déroger de mon idéal... En comptant sur votre compréhension... Ceci est le premier et dernier avertissement.


Miky

commentaire n° : 9 posté par : Miky (site web) le: 20/01/2007 21:37:11
oui, enfin,... ...si "l'expérience de l'absence de Dieu", c'est juste que "mes désirs ne sont pas exaucés" et "machine elle veut pas être ma copine" et "j'ai raté mes exams"... bon, ça viendrait de moi je me trouverais intérieurement des qualificatifs pas très flatteurs...



la question du mal c'est déjà autre chose. ce que je m'en dis quand je tourne autour, c'est que : puisqu'il y a le mal, alors que croire à propos de Dieu ? mais s'il n'y a rien (pas Dieu, pas d'amour trancendant,...), alors en quoi le mal est le mal ?

Donc, déjà prendre acte de la réalité du mal, c'est reconnaître la réalité d'une dualité "bien/mal", toute touillée dans le monde mais réelle. c'est donc déjà se positionner sur un plan au-delà du purement physiologique, physique, aléatoire. (plan dans lequel le mal n'existe pas).



Un peu de la même façon que tu dis mettre la foi et la religion de côté mais te tourner vers des courants "humanistes", tu te fais même des réflexions sur "la morale" de tes actes.... ...ça c'est présupposer qu'il y ait une morale. et que l'être humain soit autre chose qu'un ensemble de molécules et de forces, fussent-elles métaphysiques.

D'autant que, d'où viennent ces exigences morales, d'où vient même l'humanisme, les préoccupations humanistes ?
historiquement et philosophiquement, de la religion chrétienne.
Donc rejeter le fond tout en voulant garder ce qu'on sent être bon mais en préférant écarter ce qui est plus exigent (et donc plus gênant),....il y a là un truc qui me chiffonne, d'autant que du coup, vidant l'humanisme de sa substance en en coupant les racines (ou en les aspergeant de défoliant), on finit par le tuer. peut-être pas en soi, mais pour les générations suivantes.
commentaire n° : 10 posté par : ti'hamo (site web) le: 09/02/2007 21:36:17

C'est beau ce cheminement... Il n'y a pas de doute : tuas cherché et tu cherches toujours sincèrement! Athée? Je ne crois pas! :-) Déçu, certaineamnt oui, car dans l'évangile tu as dû lire la parole suivante: "demandez et il vous sera répondu"... La Foi aveugle quoi!


Moi aussi je viens d'une famille très catho, mais si mon père avait "la foi du charbonnier" et ne m'imposait rien, par contre ma mère éait psychorigide et intolérante, allant jusqu'à me dire qu'il n'y avait qu'une seule vérité, ce qui me paraisait contraire à la charité chrétienne. Ca m'a fortement ébranlée et encore aujourd'hui , je n'ai pas admis cette Foi imposée et obligatoire. Je reprend tout à zéro! Je suis toujours croyante, mais je doute... la seule consolation que j'ai c'est que les plus grands saints ont douté... que certains ont connu les affres du doute et la tentation de la perte de la Foi. Ceux là m'aident en qeulue sorte à "tenir", sinon comment vivre ici-bas? J'ai eu ma période mystique à 17 ans et ai même fait un stage de "regardante" chez les PetitesSoeurs de Jésus... et le jour où un garçon m'a embrassé, tout ça est tombé à l'eau. Bon! Tout ça pour dire que la Foi ce n'est pas un long fleuve tranquille. Là je me suis remariée avec un divorcé... Et lui son divorce lui a fait re-découvrir la Foi. Ce soir, nous avons une réunion de réflexion avec 4 ou 5 voisins. C'est à chaque fois l'occasion de se remettre en question! et l'espoir de'avoir l'étincelle. Je crois qu'il faut simplement être soit-même humble, ne pas vouloir à tout prix avoir raison, mais accueillir les autres comme ils sont. Peut-être que la Foi c'est ça: croire en l'autre, cet autre étant aussi le temple de Dieu. De toute façon, agir pour le Bien (enfin le mieux qu'on peut) n'a pas, je pense fait de mal à l'humanité...

commentaire n° : 11 posté par : Ervalena (site web) le: 12/02/2007 19:31:05

oui, justement, le souci c'est de savoir qu'est-ce que ce "Bien" et s'il est réel ou juste imaginaire ou "culturel"...


D'ailleurs je voudrais juste pinailler un peu : je ne peux pas laisser dire que  dire "qu'il n'y a qu'une seule vérité" soit "contraire à la charité chrétienne".   Dire qu'il n'y a qu'une seule vérité, c'est un peule fondement de la recherche philosophique   ;   puisque s'il n'ya pas de vérité, ça ne sert à rien de la chercher.     Et comme la charité chrétienne c'est "l'amour dans la vérité"  (c'est pas de moi),  alors ce n'est pas dire des choses rassurantes pour que personne ne s'inquiète  (non non, rassurez vous, vous avez tous raison, et on ira tous au paradis.)


    alors non non, dire qu'il n'y a qu'une seule vérité n'a rien de contraire ni à la raison ni à la charité  (la question c'est : cette vérité quelle est-elle ?)


voilà pour le pinaillage du jour.    :-)


...


qu'il faille de l'humilité, ça oui  (et zut...  :-)  - mais justement je ne trouvais pas que cet article ni encore moins l'introduction fasse preuve d'une très grande.  (humilité).   m'enfin c'que j'en dis, voilà.


...


et puis pour repartir sur un point récurrent qui m'étonne....(enfin, non ; dans un sens je vois tout à fait,  dans un autre ça m'étonne ; et je voulais savoir dans quel sens vous vous l'entendiez) :


   mais pourquoi à chaque fois c'est l'affection et l'attirance pour d'autres qui remettent la fois en cause ?  je vois pas trop pourquoi.    pour l'un c'est le fait de sortir ou non avec des filles qui remet en cause sa foi, pour l'autre (si j'ai bien compris) tout est remis en question le jour où elle embrasse un garçon...


    Alors, en soi je vois pas ; l'attirance pour les personnes de l'autre sexe n'a rien qui s'oppose à la foi (enfin pas que je sache).    Après, le fait de vouloir en profiter sans contraintes, et passer de l'un à l'autre au gré des envies sans trop se poser des questions, oui.     Mais enfin ça n'est pas pareil.   (et je n'ai pas l'impression qu'il s'agissait de ça dans les vies ci-dessus racontées)


   Donc, je ne comprends pas.

commentaire n° : 12 posté par : ti'hamo (site web) le: 13/02/2007 12:00:23
Bonjour,

tombant par hasard sur votre blog et le parcourant un peu, je tombe sur cet article où vous nous racontez la perte de votre Foi.

Que vous rejetiez votre Foi, vous êtes une créature libre donc... mais que vous imputiez à Dieu les déconvenues sentimentales subies, cela me semble un peu gros. Pour un esprit qui veut fonder sa doctrine sur la raison, je trouve cela bien loin de vos convictions.

La Foi n'est pas histoire de sentiments ou de sensibleries. Dieu n'exauce pas toutes les prières des hommes. Que diriez vous si un hitler avait été écouté par Dieu lorsqu'il demandait la victoire de l'Allemagne. Certes vous n'êtes pas hitler, mais comprenons bien que la prière n'est pas un acte magique qui produit l'effet demandé. La prière est l'acte par lequel on se tourne vers le créateur en lui demandant, un peu à la manière d'un Louis XI, Mon Dieu que votre volonté soit faite, et si possible un peu la mienne.

Ce n'est pas parce que l'on n'est pas excaucé que l'on n'est pas écouté. Un enfant demande bien des choses à ses parents, obtient-il tout ce qu'il demande???

Bien sûr, ici, je pars du principe que l'on croit en Dieu.  Mais cela est une autre discussion, peut être une prochaine fois, si le coeur vous en dit.
commentaire n° : 13 posté par : salve-regina (site web) le: 14/02/2007 12:17:57

Chers commentateurs,


Merci pour votre passage (ti'hamo, heureux de te revoir ici). Je n'ai pas beaucoup de temps pour répondre à vos commentaires, mais je vais quand même esquisser quelques éléments de réponse.


Certes, des parents n'ont pas a exaucer tous les désirs de leurs enfants, toutefois on peut s'attendre à ce que de bons parents, à qui leur enfant demanderait le "pourquoi" de tel ou tel refus ne pourraient pas leur refuser quelques mots d'explications. De plus, les parents d'un enfant ne se cachent pas, ne le laissent pas dans le doute quant à leur existence.


La comparaison avec Hitler ne tient pas non plus. Ce que je "reproche" à Dieu, ce n'est pas de ne pas exaucer n'importe quel désir, mais de ne pas exaucer les souhaits conformes à la morale (et demander une explication pour un souhait non exaucé est conforme à la morale).


Enfin, que je crois en une dualité bien/mal ne m'oblige absolument pas à croire en Dieu. Pourquoi la morale ne se fonderait pas toute seule ? Pourquoi faudrait-il un Dieu ? Qu'est-ce qui fonderait ce Dieu ? Selon moi, il n'y a pas plus besoin de supposer Dieu pour expliquer l'existence de lois morales qu'il n'y a besoin de le supposer pour expliquer l'existence de lois logiques. Maintenant, que si Dieu existe, ce soit lui qui fonde en effet les lois logiques et morales, c'est un autre problème... Ce que je dis juste, c'est que l'on ne peut inférer Dieu du constat de l'existence de telles, car elles ne sont des "lois" qu'en un sens métaphoriques. Elles n'ont pas besoin d'être instituées pour exister. Je préfèrerais parler de caractéristiques générales de la réalité qui se trouvent être telles ou telles.

commentaire n° : 14 posté par : Miky (site web) le: 16/02/2007 14:30:59
ah ouiche mais sauf que...  là ça va me poser problème.  (ou enfin disons plutôt que c'est déjà celui qui se pose à moi) :
  - les lois logiques, elles existent. soit. on les reconnait pour telles. à partir du moment où on raisonne, on finit par tomber dessus.
 - les lois morales...est-ce qu'il existe "une morale" comme il existe "une logique",  et de même qu'un discours qui ne suivrait pas les lois logiques n'aurait pas de sens, une conduite qui ne suivrait pas les lois morales n'aurait pas de sens ?

              Sauf que, la logique, c'est la logique.  La morale, c'est quoi?   On ne retrouve pas la même d'un pays à un autre, d'une culture à une autre, d'une époque à une autre.  Le raisonnement logique est applicable quelle que soit l'époque, le lieu....et le jugement moral ?  à quelle morale se référer ?
  Car s'il existe "des lois morales" comme il existe "une logique",  alors on doit bien pouvoir les reconnaitre...mais comment?   quelles sont-elles ?
             Les lois logiques, on tombe dessus dès qu'on se met à raisonner  ;  les lois morales....je veux bien qu'on finisse par sentir qu'il en faut...mais on ne tombe pas dessus de façon aussi évidente.
           Et alors que La Logique s'impose à nous,   la morale nous la choisissons.

   ça me semble plus un plan de route établi qu'un passage obligé.

          Personnellement, s'il n'y a rien, s'il y a juste des amas d'atomes soumis aux fluctuations du hasard,  alors, la morale, rien à faire.  vraiment.  car dans ce cas ce serait plus un frein, un poids  inutile que quoi que ce soit d'autre.    Justement,  s'il n'y a pas Dieu,  il y aura juste des lois logiques et des lois biologiques.   Que, animal à gros cerveau à puissance de calcul relativement développée (par rapport aux poissons rouges, apr exemple),  je pourrrais utiliser selon mon bon plaisir.  ou mon intérêt.    Où donc une morale et pourquoi ?

       Ce n'est pas que j'aie besoin d'un dieu pour expliquer la morale  ;  c'est que j'ai besoin d'une morale uniquement à partir du moment où je me dis qu'il y a Dieu.   (dans le sens où s'il n'y a nulle part où aller, il n'y a effectivement pas besoin de carte.)
commentaire n° : 15 posté par : ti'hamo (site web) le: 17/02/2007 16:33:15

Bonjour !
votre blog est tres interressant, il ma permis de beaucoup apprendre bien que je n'ai pas encore tout lu. Vous ecrivez de maniere persuasive, on sent que vos propos ont étés refléchis et non lancés au hasard dans la nature, c'est pourquoi il est agréable de les lire, bien que je sois tres croyante.
Aussi, pouvez vous m'aider a traiter ce sujet de métaphysique : "credo quia absurdum" ou "je crois parceque c'est absurde" ?
Je crois qu'il est en rapport direct avec nombreux articles de votre blog. Votre aide m'apporterais beaucoup.
je vous remercie d'avance, bne continuation.

commentaire n° : 16 posté par : Sabera le: 28/01/2008 21:21:22
Joli parcours même si la souffrance y est très présente. La vie même nous conduit sur ses chemins. Qui est Dieu? mais surtout QUI suis-je pour LUI?
M'aime-t-il ou non... ces questions récurantes qui nous poussent à faire des choix.

Bonne journée pleine de Lumière...
Aditi
commentaire n° : 17 posté par : Aditi (site web) le: 09/05/2008 06:24:16

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